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2024 : le retour de méridional

Le culpabiliste 01 minPour les 50 ans de l’affaire Ranucci, c'est l’invité incontournable. L’auteur « du doute à la vérité ». Il se doit d’exposer sa vérité dans l’émission proposée par RTL.

Celui que nous appellerons affectueusement « le méridional » assène une nouvelle fois son slogan favoris :

 « il suffit d’être un tant soit peu sensé pour déclarer Ranucci coupable ».

A l’appui, des arguments partiaux, car partiels. On ne va donc pas se gêner pour compléter cet argumentaire tronqué.

 

 

L interrogatoire 22 minla présentation

 

« Qui était christian Ranucci ?» demande jean-alphonse Richard, le commentateur radio.

« Un solitaire, d’après tous ceux qui l’on connu. » répond de son accent chantant le méridional.

Sans probablement s’en rendre compte, il ouvre le débat par un oxymore, une contradiction. Car christian Ranucci ne devait pas être si isolé que cela, s’il y a du monde pour le dire.

D’ailleurs, le 3 juin 1974,  il va voir un copain d’armée à Marseille. N’ayant pas décidé un autre « continge » de Nice à le suivre pour une virée entre potes de régiment.

Solitaire ? Certainement pas un asocial.

 

Mais le méridional y va de plus bel. Il brosse un portrait bien peu flatteur de christian Ranucci. Et même l'image d'un personnage inquiétant.

 

 

Eloise mathon 2la maman

 

« Il vivait avec sa mère qui disait l’avoir élevé comme un fille ».

Le méridional marque des silences pour souligner une ambigüité dans les rapports mère-fils.

 

Rappelons qu’ayant à peine quitté le service militaire il avait déjà trouvé du travail comme vendeur de climatiseurs. Alors évidemment, il vivait encore chez sa mère. Mère qui travaillait comme garde d’enfants. Enfants qui furent en contact avec christian Ranucci, sans qu’il n’y ait jamais eu de problème.

Soulignons que christian Ranucci avait eu des petites amies. La première était d’ailleurs aux côtés de sa mère au procès. Interrogée par la police elle témoigna qu’il était d’une sexualité tout à fait normale.

 

C’est déjà mentir que de vouloir sous-entendre  une immaturité sexuelle. Mais le méridional a un autre argument pour prétendre que le jeune homme n’était pas stable mentalement.

 

 

L illusion cinetique 01la fuite

 

« Ranucci avait un père violent dont il a toujours vécu dans la crainte, contraignant à une fuite perpétuelle ».

 

Ce qui est vrai, c’est que christian Ranucci a beaucoup déménagé de ses 6 à 16 ans. Reconnaissons que c’était suite à l’agression au couteau de sa mère par son père.

Mais quand on est fixés depuis 4 ans sur son lieu de départ, c’est bien que ce passé douloureux est derrière-soi. De plus, le 3 juin 1974 christian Ranucci a peut-être essayé de retrouver son père à Allauch.

 

Mettre en avant cette histoire d’agression suivie d’un éloignement n’a qu’un seul but. Glisser dans une extrapolation hasardeuse pour imaginer une raison à un passage à l’acte criminel.

Mais ellipse franchement malhonnête, le méridional oublie un point essentiel dans sa présentation. L’information par laquelle il aurait dû logiquement commencer. Christian Ranucci avait un casier judiciaire vierge. Totalement vierge.

 

 

Le rhesus 01le sang

 

« On trouve une tâche de sang sur le pantalon de Ranucci. Groupe A comme la victime. »

 

Le méridional a la probité de reconnaître que c’est aussi le groupe sanguin de christian Ranucci. En revanche, il feint d’ignorer qu’il était de rhésus négatif. Ça laissait 5 chances sur 6 de distinguer les deux groupes sanguins.

Et tant qu’à y être, le méridional simule ne pas savoir que le rhésus était absent de manière « incompréhensible » du rapport du laboratoire.

Alors il préfère parler du couteau.

 

 

Le fantome 04le cran d’arrêt

 

« C’est sur les propres indications de Ranucci que le couteau est retrouvé »

Ainsi claironne sûr de lui le méridional en évoquant l’objet découvert à presque 1 km de la scène de crime.

 

Quelqu’un « un tant soit peu sensé » pour reprendre son expression, se dirait qu’un vrai assassin se garderait bien de révéler où il a planqué son arme. Car le cran d’arrêt qui a servi à couper des branches (seule certitude) aurait de surcroit été dissimulé dans un tas de tourbe si l’on s’en réfère aux aveux. Et toujours selon ces mêmes aveux, le couteau aurait été enfoncé d’un simple coup de pied.

Sauf que le couteau a pénétré la tourbe de … 2 fois la longueur de la lame. Pas sûr que même un shoot de Kylian Mbappé  y arriverait.

Surtout quand les gendarmes découvrent le cran d’arrêt … en position fermée !

Seule explication logique : le couteau a été oublié sur le tas de tourbe. Dans les 2 jours suivants il a été enseveli sous les déversements de litière à champignon.

Ça tient quand même plus la route, non ?

 

 

L obstine 08le plan

 

« Le plan de l’enlèvement je l’ai eu en main, signé par Ranucci » lance triomphalement le méridional.

 

A-t-il oublié que pierre Grivel, policier présent à l’interrogatoire, dément sans le vouloir les indications du dessin. L’enquêteur fournit des détails suffisamment précis pour démontrer que la Peugeot 304 ne s’est jamais garée dans la cour de la cité Saint-Agnès. Elle ne peut donc pas être la voiture figurant sur le plan. Pas plus qu’elle ne peut être celle aperçue par le garagiste témoin.

Même gérard Bouladou, culpabiliste acharné, avait reconnu devant jacques Pradel que quelque chose clochait dans ce dessin.

Mais ça ne trouble pas plus que ça le méridional qui s’intéresse  aussi aux mains qui ont réalisé le croquis.

 

 

Les faits 02les égratignures

 

« Les écorchures sur les mains de Ranucci ont été consignées par le médecin.

Ce sont les traces laissées par les épineux pour recouvrir le corps ».

 

Comment le méridional peut-il en être aussi sûr ?

Basons-nous sur les seules certitudes. Christian Ranucci redresse à mains nues la tôle de sa voiture. Ensuite il coupe des branches d’ormeaux et récupère aussi une grille en métal. Puis il glisse l’ensemble sous les roues arrières pour désembourber son véhicule. Voiture qu’il doit ensuite pousser tout seul à la force de ses bras.

Et on voudrait au final que ce voyageur de commerce ait des mains de dactylo !

 

Le méridional nous offre en l'occurrence le meilleur pour la fin. Mais ce n'est pas tout. Car pour couronner le tout, il nous dégotte une tirade de derrière les fagots (qui n’étaient pas sous les roues de la Peugeot).

 

 

La bouteille« apothéose »

 

« Ceux qui croient à l’innocence sont pareils à ceux à qui l’on présente une bouteille, et qui vous disent que c’est une assiette » (sic)

On se demande qui a vidé cette bouteille, si ce n'est pas de l'eau qu'elle contient.

Car entre le sang sans rhésus, le couteau qui s’enfonce lame rentrée, le plan fantaisiste, et les écorchures de bricolage, on a l’impression que le méridional veut nous faire passer les vessies pour des lanternes.

Alors prendre une bouteille pour une assiette : pourquoi pas, tant qu’à y être !

 

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